Guerre contre l'Irak

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Dommages collatéraux… 

les risques de dérives communautaristes

les libertés menacées

 

Ce n’est pas facile de commenter un conflit dont personne ne sait comment et quand il se terminera. La seule certitude est que les conséquences en seront très graves, pour les Irakiens d’abord et pour d’autres, y compris en France.

Beaucoup de Français se sentent concernés par ce conflit, au-delà de la simple prise de position morale, de condamnation d’une guerre d’agression, aux motifs fluctuants et fallacieux.

Nous nous sentons de fait beaucoup plus impliqués que nous le sommes par les guerres civiles en Afrique, ou que nous l’avons été par le Timor-Oriental.

Les raisons sont multiples et c’est pourquoi nous devons être attentifs pour éviter les dérives. Nous devons en permanence rappeler quelques principes de base et être très vigilants sur certains points.

Les risques de dérives communautaristes

Ce n’est pas une guerre du « Bien » contre le « Mal », ce n’est pas un choc de « civilisations », ce n’est pas une guerre de religions, même si les uns et les autres tentent de mobiliser Dieu dans leur camp. Se battre officiellement pour Dieu est beaucoup plus présentable que se battre pour le pouvoir, l’argent, par haine de l’autre, etc..

Nous devons donc condamner à la fois toutes les récupérations et tous les appels à la solidarité communautaire instinctive et inconditionnelle (quelle que soit la communauté) pour soutenir un projet politique, bon ou mauvais, et tout opprobre jeté sur les personnes d’une même confession, église, communauté d’origine, etc.. à cause des prises de position des gens qui affirment parler en leur nom.

Bien entendu, les responsables religieux, culturels, associatifs, politiques peuvent s’exprimer sur tous les sujets, dans le respect des lois, notamment celle du 1er juillet 1972, condamnant le racisme. Mais ils doivent avoir l’honnêteté de préciser qu’ils parlent en général au nom, non de tous ceux qu’ils affirment représenter, mais de structures et d’organisations beaucoup plus réduites. Prenant position publiquement, ils doivent aussi accepter les positions et opinions opposées, comme tout responsable public.

Personne ne doit faire d’amalgame entre telle ou telle fraction de la population française et tel ou tel gouvernement ou organisation, pour ou contre, en bien ou en mal..

Par exemple, ceux qui dénoncent un groupe de gens, non organisé et structuré - à la différence des membres d’un parti, d’un syndicat, d’une association - mais simplement défini par ses origines géographiques et/ou ethniques, assimilées à une religion, comme raciste cèdent eux-mêmes à la tentation raciste.

Bien sûr, il y a des actes racistes et antisémites en France, et ils sont inadmissibles. Nous devons condamner et combattre tous ceux qui tentent de trouver une prétexte idéologique, politique ou religieux à leur goût de la violence et leur volonté de puissance, qui essaient de se faire passer pour des martyrs et des héros alors qu’ils ne sont que des chefs de gangs. Quel héroïsme y a-t-il à frapper à dix contre un ou à saccager un lieu de culte ? Mais nous devons le faire avec suffisamment d’intelligence pour ne pas enclencher le cycle « provocation répression solidarité » dont vivent les extrémistes.

La nécessaire répression des violences racistes sera d’autant plus efficace qu’elle sera ciblée sur leurs auteurs. Les incantations, anathèmes et déploiements visibles de forces doivent céder la place à la recherche sans concessions des coupables et d’eux seuls.

Les libertés menacées.

Nous devons également être vigilants à la défense des libertés en France. Il faut certes parer à des menaces terroristes éventuelles, mais tout n’est pas justifiable pour autant : constitutions de fichiers gigantesques des opinions et faits de chacun. Rappelons-nous que pour lutter contre le groupe Baader-Meinhof, de quelques dizaines de militants, la police allemande avait fiché des millions de personnes. Veut-on voir la même chose en France, avec le risque un jour d’utilisation des données recueillies dans un but totalitaire ?

Certains déploiements de forces de police et de l’armée sont plus motivés par le souci de montrer qu’on fait quelque chose, même si c’est inutile, que par la détection d’éventuels poseurs de bombes.

Les Français sont avides d’information sur la guerre en Irak, il ne faut pas que le gouvernement en profite pour faire des « coups en douce », les médias parlant d’autres choses.

Nous devons donc dénoncer les « charters » de M. SARKOZY, expulsions massives en négation de tous les droits de l’homme, et toutes les violations de ces mêmes droits que certains responsables politiques et administratifs seraient tentés de commettre en profitant du contexte actuel.

F.M.

29 mars 2003

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